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shadelbereth
28 November 2007 @ 04:18 pm
Bon, avec une semaine de retard, compte-rendu de trois jours un peu fous :

Mercredi, Jour J
Rendez-vous 8h15 devant le bureau de Mme Mathy, au Stimont. J'arrive en même temps qu'un ami, qui est lui préposé aux décorations de Noël (oui oui, y a une bande de truffions sans retraite qui se sont proposés pour aider à la déco... Je pense qu'ils ont passé plus de temps au kicker qu'à la construction de la crèche). Bref, on est devant le Stimont, y a plein de "petits" de 1ère/2e/3e/4e qui descendent vers le Collège, mais problème : le Stimont est fermé. On essaie toutes les portes, mais rien à faire. Etant donné qu'à lui on avait pas parlé de lieu précis pour le rdv, l'ami propose qu'on descende voir si Mathy n'est pas dans le bâtiment principal.
Là-bas, pas de Mme Mathy. "Elle est pas en retraite avec les 5e/6e ?", nous ressort-on régulièrement alors qu'on fouille le Collège de fond en comble. -____- Finalement, une éducatrice passe un coup de fil au Stimont, elle est bel et bien là-bas. Et c'est reparti pour la remontée !

Essoufflés, nous arrivons enfin à bon port, en bons derniers. Ca vaut bien la peine d'arriver en avance. Elle donne d'abord ses instructions à la Guilde des Braves Décorateurs, tandis que je fais la connaissance avec mon collaborateur : Eliott, 17 ans, 5e, accordéoniste, veut devenir journaliste. Mais trop timide pour parler au téléphone, mais pas trop grave d'après Mathy : "Sophie fait ça très bien, je l'ai eue au téléphone hier".
Finalement, Mathy revient et nous explique ce que l'on va faire : notre mission, si nous l'acceptons (et y a intérêt, même si c'est pas dans la chanson), est d'appeler diverses personnes qui s'occupent des jeunes en difficulté à Ottignies-Louvain-La-Neuve et de leur fixer rendez-vous. Elle nous imprime donc les documents avec les numéros nécessaires.
Première personne à contacter : M. l'Echevin de la Jeunesse. C'est là que quelque chose de très drôle se produit : ne trouvant pas le numéro en question, elle appelle son mari (qui est aussi l'Echevin) pour demander le numéro de sa secrétaire. En effet, aussi pistonnés que nous soyons, nous nous devons tout de même de passer par la filière normale. Il n'empêche, c'est assez spécial comme situation.

Mais Mme Mathy, avant d'être prof, est d'abord mère, aussi s'en alla-t-elle conduire son Mathieu à la gare pour sa propre retraite. Elle nous propose de fixer déjà nos premiers rendez-vous pendant ce temps. Aussi, prenant une grande bouffée d'air, je compose le numéro de la secrétaire de l'échevin en marmonant mentalement ce que je pourrais bien lui dire. "Tin tin tin, le numéro que vous avez composé est non attribué". Bon, tant pis je recommence : "Tin tin tin" (et l'Orange bleue ou le Lotus bleu ?)
Au bout de la troisième fois, je commence à m'inquiéter : ai-je le bon numéro ? J'en essaie un autre en attendant, chou vert et vert chou. Bon. Je m'en vais à la recherche d'un des "hommes à tout faire" du Stimont, et je demande s'il y a un code à faire pour sortir du réseau local. Et en effet : faut faire un double zéro (donc 0010 au lieu de 010 pour le préfixe).
J'appelle donc. D'abord c'est occupé, je réessaie :

"Bureau des échevins Truc, Bidule et Jacobs, bonjour.
- Heu, bonjour madame (blabla d'explication)
- Oui, il m'en a parlé, je vous mets en contact avec M. Scorier.
- Ah, heu oui, merci madame" (c'est qui Scorier ?)

Bon, j'apprends finalement que c'est la Cellule de développement communautaire, qui s'occupe des éducateurs de rue et cie. Après de laborieuses explications (que voulez-vous, c'est la première fois que je fais ça !) il me propose un rendez-vous pour 13h30 aujourd'hui. Impossible, pour Eliott du moins. Plus tôt ? Impossible pour Scorier. Demain ? Ca marche, demain 13h30 à la Cellule de développement communautaire, en face de l'hôtel de ville.
Mais, on a toujours pas de rendez-vous avec l'échevin. Comme on a pas encore les autres numéros à contacter, je rappelle la secrétaire pour lui demander un rendez-vous : demain à 11h45 à l'hôtel de ville. Parfait, en plus c'est juste en face du rendez-vous suivant.
Pendant ce temps, Eliott s'exerce à l'accordéon. C'est ça qui l'occupe à 13h30 aujourd'hui...

Mathy arrive, avec d'autres personnes à contacter. Je tombe sur des messageries. Soit. En attendant, on rejoint les autres et j'aide deux élèves à faire le ménage dans le salon pendant que les autres sont au kicker. Un seul mot à dire : c'est dégueux. Au programme : des papiers (le coup classique), quelques vieux journaux, des trognons de pomme vieux de deux mois, pelures de mandarines et enfin, clou du spectacle, des... clous. Non, en fait des vices : certains élèves s'amuseraient apparemment à démonter les chaises. Faut savoir que je viens pas souvent dans cette pièce, et j'en suis bien contente : les salles d'études sont plus propres...

Après cet intermède, je réessaie et arrive à contacter la Chaloupe, une association caricative qui vient en aide aux jeunes des quartiers sociaux. Malheureusement tous les membres sont occupés à préparer la soirée de vendredi, à Céroux-Mousty, soirée à laquelle aucun de nous deux ne pourra participer (lui c'est les scouts, moi le théâtre). Le plus drôle finalement, c'est que mon frère y était, lui... La mère de sa petite copine est bénévole.

Je passe alors le reste de la matinée à jongler entre Le Maître et Marguerite de Boulgarov (très chouette livre, soit dit en passant) et les différents coups de fil tandis qu'Eliott glandait au kicker. En dernière minute, j'ai encore réussi à avoir un rendez-vous à Terrain d'aventure (espace de détente ouvert à tous les jeunes de LLN) jeudi 15h et le Centre nerveux (Maison des Jeunes d'Ottignies) le vendredi vers 15-16h.

Et voilà, notre première journée était clôturée. Quand Mme Mathy m'a félicitée pour mon sens de l'organisation, j'ai été forcée de la dédire : non, dans ma chambre je suis pas du tout organisée et ma mère n'est pas spécialement "contente d'avoir une fille comme moi" (enfin si, peut-être, mais pas pour ce critère-là ;) ).

La suite ? Quand j'aurai le temps de la raconter =)
 
 
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shadelbereth
21 November 2007 @ 03:59 pm
... et pas seulement parce qu'initialement je devais faire du bénévolat dans un hôme pour handicapés ;)

Alors chaque année, pour tout vous dire, le Collège organise trois jours de retraites pour les 5e et 6e. Sauf que cette année, ils ne sont pas séparés, d'où bordel intégral pour gérer ces quelques deux cents élèves en vadrouille... ou pas, puisqu'il y avait possibilité de faire du bénévolat dans la région. C'est l'option que j'ai pris (j'ai eu mon compte à Maredsous l'année dernière), demandant d'être intégrée à Reniveaux (hôme pour handicapés), l'Escalpade (école pour handicapés) ou Saint-Ode (centre de réinsertion, seule retraite sociale où j'aurais eu à découcher). Mme Mathy m'avait déjà dit que j'irais à Reniveaux mais, J -2, je ne savais toujours pas comment ça allait se passer... Ni horaire, ni briefing ni personne à contacter.

Lundi, je chope donc Mme Mathy dans un couloir pour lui demander des nouvelles, à quoi elle me répond qu'elle doit encore téléphoner. Elle ne sait rien me dire de plus à ce stade. Soit, je verrai avec elle le lendemain.

Mardi, 13h-14h40, cours de français. Soudain Sir Jacobs entre en classe et me demande de le suivre car Mme Mathy me demande. Je vous le donne en mille : elle a (enfin) contacté la responsable de Reniveaux, et il se trouve qu'il n'y a tout simplement plus de place... Je rappelle, au cas où, que nous sommes J -1 avant les retraites. Elle commence à parler de Saint-Ode, que j'avais mis dans mes motivations, mais soudain j'imagine une scène des plus singulières :

18h, mardi soir, ma mère rentre du boulot, passablement fatiguée. Je m'approche d'elle, timorée, puis lui annonce tout de go :
- Heu, maman, y a un problème avec ma retraite...
- Quoi encore ?
- Bah, Reniveaux est annulé.
- Ah. Et tu fais quoi alors ?
- ... Saint-Ode, le train part demain.

... Non merci, j'ose même pas y penser. Elle me renvoie en cours en me disant de passer à son bureau à la pause. Ce que je fais, et c'est là que se produit un miracle : elle m'apprend qu'un élève qui devait partir à l'Escalpade a attrapé la grippe, et que donc je pourrais sûrement le remplacer. Immédiatement, elle téléphone à la responsable (mais tombe sur un répondeur), me communique les noms de mes futurs partenaires (Céline et Jimmy) et me donne rendez-vous à 8h15 demain son bureau pour me montrer où se trouve l'Escalpade (j'ai jamais eu l'adresse). Elle me passe aussi son numéro, au cas où...

Rentrée chez moi, je me couche sur le fauteuil, fatiguée et courbaturée. La faute au cours de gym et au malheur mens(tr)uel qui frappe chaque femme une fois par mois. Quelques heures plus tard, je prends mon courage à deux mains pour chercher le numéro de Céline et lui demander des détails d'organisations. Coup de théâtre : elle m'apprend que Jimmy a pu voir Hadrien aujourd'hui, et qu'il viendra bel et bien à la retraite. Bref, l'Escalpade tombe à l'eau et je suis pigeonne. "Merci, désolé du dérangement et bonne soirée"...

Tout de suite beaucoup moins courbaturée, je me lève pour chercher le numéro de Mathy et m'en vais lui expliquer la situation :

- Bonjour Mme Mathy, c'est Sophie à l'appareil. [Blablabla]
- Tu as très bien fait de m'appeler Sophie, mais dis-moi qui t'a donné mon numéro ?
- ... C'est vous.
- Ah ! Mais tu as très bien fait de m'appeler, c'est bien.

Après ces quelques maigres explications, je n'ai plus pu placer que quelques "oui oui", "ok" et autres "d'accord". Une vrai piplette, elle m'a expliquée que, juste après mon départ pour le cours d'anglais (pour lequel j'avais déjà 10 minutes de retard), Sir Jacobs est entré dans le bureau : "Mauvaise nouvelle, l'élève absent ce matin est de retour". Il aurait été en pleur quand on lui a appris qu'on voulait le priver de retraite... Mathy n'a pas osé me rappeler, de peur que je panique.

Elle a alors passé son après-midi à jouer de ses relations (j'ai appris du coup que son mari était échevin de la jeunesse à Ottignies) pour me bricoler une retraite de dernière minute. Avec un partenaire qui n'a, lui, rendu aucun papier de retraite (question d'équilibre : une motivée pour secouer le pas motivé du tout), je vais aller à la rencontre de personnes qui s'occupent de jeunes en difficulté à Ottignies-Louvain-La-Neuve et voir comment ils travaillent.

"Toujours rendez-vous à 8h15 devant mon bureau, d'ailleurs c'est bon que t'ais appelé Céline sinon je t'aurais expliqué tout à ce moment-là. Mais ne t'en fais pas tu peux dormir sur tes deux oreilles, je m'occupe de tout !" conclut-elle finalement.

Ma première journée ? Dans le prochain épisode de 3615-My-Life !
 
 
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shadelbereth
Cela faisait plusieurs heures que je somnolais dans mon lit, tranquile. C'est les vacances, quoi. Wistiti et Ley s'étaient livrées à une bataille acharnée toute la matinée, dans ma chambre nottamment, sans même avoir pris la peine d'écouter mes grognements de protestation. J'avais aussi entendu mon frère annoncer au chien "on va à Bruxelles ensemble, hein, on va à Bruxelles ensemble !" Jusque là, rien de bien anormal.

Je me lève donc, ce mercredi 31 octobre, sans imaginer un seul instant ce qui allait arriver : alors que j'ouvre la porte de ma chambre et que je m'apprête à descendre l'escalier, un ramdam gigantesque retentit, je pensais au départ que c'était une explosion mais, réflection faite, ça ressemblait plus à une machine agricole titanesque qui aurait fait la course sur la Route de Baumont. Ca n'a duré que quelques secondes mais ça laisse pantois, croyez-moi !

Quand j'ai enfin repris mes esprits, je me suis précipitée vers mon réveil pour noter l'heure : 11h07. Il y avait encore un bruit sourd mais, après vérification, il s'avère que ce n'était que le ronronnement du lave-linge. Décidant que ça ne devait être qu'un gros camion, je me décide à aller déjeuner, sans plus y penser.

Ensuite je remonte, accompagnée des "ronron ronron" de cette petite diablesse de Wistiti, bien décidée à en finir avec Harry Potter. Ô cruels anglophones potterphiles, vous n'imaginez pas le calvaire de ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespear ! Moi il a fallu attendre vendredi pour enfin mettre la main dessus, même si je n'ai pu le commencer vraiment que samedi, sous les pressions de ma mère, impatiente de le commencer à son tour. Voici (texto) ce qu'elle m'a dit : "Et plus de 100 pages par jour, huit jours ça va être trop long !" ...

Durant les 70 pages qu'il me restait, j'ai été interrompue à deux reprises : une fois par ma mère, une fois par mon père. La première m'annonçait, alors que j'étais prise dans un moment de grand suspens où Neville Londubat défiait Voldemort, que Joffrey était parti avec le chien et des amies à Bruxelles (merci, j'avais entendu). Le second, en pleine bataille, me demande si... des fenêtres ont explosé chez nous O_____o

En effet, il semblerait que le vacarme de la matinée soit du à deux avions de chasse qui ont dépassé le mur du son à proximité des habitations. Rien que ça ! Quelque chose me dit que Flahaut va les entendre passer, ces avions, déjà que sa gestion du budget Défense est critiquée... Va y avoir des dégradations dans l'air ! Surtout qu'il semblerait qu'il y a eu des explosions de vitre. Mon père espérait que ce soit le cas de celles de ma chambre, pour pouvoir installer du double vitrage. Sur le moment, j'ai pas pensé à lui rétorquer que j'étais juste en face de ces fameuses vitres... gloups.

Pour finalement, après tant d'obstacles, atteindre le bout de cette brique de 800 pages... Ca fait bizarre, une série que j'ai commencé à 11 ans et que je termine à 17 ans. Ma première vrai lecture, qui m'a donné le goût de découvrir plus en profondeur la littérature... Ca fait très bizarre, vraiment. Par contre, j'ai trouvé l'épilogue inutile, la fin aurait été plus forte si elle s'était terminée au dernier chapitre. Mais bon, je vais pas discuter le choix de JK Rowlings...

Autre évènement du jour (outre Halloween) : Norsken ferme définitivement ses portes. Norsken, c'est un forum que j'ai découvert grâce à [info]galathee , que j'avais rencontré sur feu la v1 de 4 Eléments. Mais ce n'était pas n'importe quel forum-RPG débilitant pour ado frustré : il y avait là-dedans un réel soucis du style et une grande liberté de créativité, plus que sur n'importe quel autre forum que j'ai connu ! J'y suis entrée avec Veerlkën Nashkyis en février 2005, au moment de la grande réorganisation après un passage à vide, puis l'y ont rejoint Gabrielle Silencedor (le 26 octobre 2006) et Sîmaşer Teyran (dite aussi Pakize Adiloglu)(le 10 février 2007).

Norsken, c'est une petite ville magique dans l'Archipel de Svalbard, à proximité du Collège de Tryllestarven, université réputée qui forme l'élite de la sorcellerie. L'univers, inspiré à la fois de Harry Potter et d'A la croisée des mondes de Philip Pullman, était en fait originaire d'un premier forum, Syracuse (école de sorcellerie aux USA), dont sont originaires les plus anciens joueurs, y compris [info]galathee .

Je garde vraiment un excellent souvenir de Norsken, je vais d'ailleurs rapatrier Veerle (et Gaby, si c'est accepté) à Sywhaîd, qui en est en quelque sorte la continuation version écossaise. Mais, durant ces derniers jours, j'ai relu certains vieux posts de Veerle, et je ne peux pas m'empêcher de me demander comment j'ai pu écrire ça sans m'être droguée ;) Jugez plutôt cette vision épique d'une carte du monde, aux yeux d'une barbare qui n'en a jamais vu :

"[Veerle] ne pu s’empêcher de se redresser pour examiner une étrange représentation qui ne ressemblait à rien de connu, peinture abstraite de symboles qu’elle n’avait encore jamais vu. Qu’étaient-ce donc que ces dessins énigmatiques encerclés par une horde de bleu ? Quelle bataille se menait-il là, minorités chromatiques qui s’assemblent pour résister au bleu tout puissant…

L’irrégularité des côtes lui apparut comme autant de coups de lance qu’ils s’échangeaient l’un l’autres, les frontières lui semblaient être des poignées de mains entre tribus alliées, quant aux points des capitales : les chefs qui maintenaient la cohésion dans tout ce monde, cette éternelle bataille pour la survie. Il y avait d’autres points, d’autres noms qu’elle supposa appartenir aux membres de la communauté. Quelques îles malchanceuses semblaient aussi avoir été faites prisonnières par les serres de l’Océan, bleu infini qui ne semblait avoir ni chef ni membre. Une allégorie du désert ? Peut-être…

En haut et en bas, des taches blanches semblaient à part, ni vraiment bleu ni vraiment tribu. Havres de paix au cœur de la guerre ?"


Voilà, petit hommage à un forum d'exception, géré par une admin exceptionelle. Amen.

Enfin, j'en profite pour donner mon bulletin :

Français : 77%
Latin : 68%
Nederlands : 35%
English : 60%
Physique : 61%
Histoire : 55%
Géo : 50%

Bilan : c'est plus au moins ce que j'avais prévu. Faut savoir que je reviens de loin en Ndls, j'ai eu 2,5/30 à une interro de vocabulaire (elle cote très très vache) et je ne pensais même pas dépasser la barre des 30%... bref, pas la joie... Je devais aussi avoir un échec en math (3/10) mais elle a décidé de ne pas même au bulletin ceux qui n'avaient qu'une seule cote (j'étais malade lors de la première interro).

Pour français, une petite explication s'impose : j'ai eu 18/20 pour le Pamphlet ci-dessous (il semble qu'il n'ait pas remarqué l'erreur dans l'ampleur de la dette de l'Etat), - 4 pour l'orthographe. Oui, c'est vache, mais je m'en plains pas plus que ça, je vais juste lui demander un petit cours sur l'utilisation des majuscules en français (j'ai perdu quelques points là-dedans). Mais le plus drôle, c'est que pour l'exercice en classe (analyse du pamphlet de Witold Gombrowicz, "Contre les poètes") j'ai eu 14/20, sans une seule faute, alors que c'était fait en classe. Pas chercher à comprendre...

Mais, 14/20 + 14/20, ça fait 70%. Alors QUID des 7% excédentaires ?
 
 
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shadelbereth
12 October 2007 @ 07:53 pm

Dur dur d'écrire un pamphlet... Etrangement, dès qu'il semble prêt à la publication, le monde entier se ligue contre vous pour vous mettre hors d'état de nuire. Si, si, c'est digne de la théorie du Grand Complot, je vous jure sur la tête à ma grande soeur à quatre pattes.. (sauf qu'elle est morte en juin 2006, raaah) ! Mais écoutez-moi plutôt...

Tout commence la veille de remettre le devoir. Comme je n'ai pas d'imprimante sur mon ordi (ouais j'en ai un dans ma chambre, la classe :P ), j'envoie le fichier sur l'ordi familial via l'adresse msn de mon frangin. Il essaie d'ouvrir pour imprimer, quand une fenêtre lui annonce qu'il s'agit d'un "fichier potentiellement dangereux". Non seulement il est perspicace, mais aussi réactionnaire. Je m'imaginais bien face à Van Herstraeten, théâtrale :

"- Monsieur, sachez que ç'aurait été un grand plaisir de remettre un devoir aussi engagé et original que celui que vous nous avez demandé, mais il se trouve que le sort contre ma pauvre personne s'est acharné : mon ordinateur est... réactionaire.
- ... ?
- Je sais que tout ceci paraît incroyable, mais croyez-moi quand je dis que ce n'est que vérité pure : j'ai mis tout mon coeur dans la bataille, et mon texte transperçait mes ennemis de mille lames savamment aiguisées. Mais alors que j'étais sur le point de transformer ma liqueur numérique en poison sur papier j'ai été trahie par les miens : l'ordinateur familial, par je ne sais quel artifice, a deviné la subversivité de ma prose et a refusé de l'imprimer sous prétexte qu'il s'agissait d'un "fichier potentiellement dangereux" ! Un virus, vous imaginez ?
- Alors là, on me l'a encore...
- Mais comprenez-moi bien : je crains chaque jour de chaque heure qu'il ne me dénonce en personne aux autorités, aussi je vous offre cette disquette contenant les plans de mon arme bactériolico-numérique. Je sais que vous en prendrez soin."

Plusieurs options :
1. Il appelle l'asile psychatrique
2. Il éclate de rire
3. Il me met 20/20 pour mon imagination débordante
4. Il se tappe la tête la tête contre le mur
5. Tout à la fois

Mais bon, comme j'aurai jamais le courage de donner pareille représentation, j'ai envoyé le fichier à Emma pour qu'elle l'imprimme à ma place... Son ordi est moins réactionnaire, faut croire.

Mais les détracteurs ne s'attaquent pas qu'à la forme : le fond est aussi sévèrement jugé. Ainsi Het Nieuwsblad m'a honteusement induite en erreur : dans l'article cité dans mes sources, "eBay verhindert veiling van België" ( http://www.nieuwsblad.be/Article/Detail.aspx?ArticleID=DMF17092007_073 ), il était inscrit, je cite : "De drie gewesten zijn afzonderlijk te koop, maar 'pas op voor staatsschuld van 300 miljoen die nog verdeeld moet worden', grapt de verkoper."
Donc, si on traduit ça correctement, la dette d'Etat de la Belgique s'élève à 300 millions. J'avoue n'avoir pas été voir plus loin, jusqu'à ce qu'un léger doute m'assaille à la vue de la version complète de Bye Bye Belgium :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/ind%C3%A9pendance+flandre/video/xt7gi_la-flandre-proclame-son-independanc_events

Vers la fin, François De Brigode parle d'une dette d'Etat de 300 milliards, ce qui fait quand même une sacrée différence. Mais j'avais déjà envoyé le fichier à Emma, qui était partie se coucher. De toute façon, j'avais plus tendance à croire le Nieuwsblad que le canular de la RTBF... J'ai donc été rejoindre ma couette en toute (in)quiétude.
Le lendemain, je fais un petit sondage auprès de tous ceux que je rencontre : 300 milliards leur paraît énorme. Mais d'un autre côté, la Belgique comptant 10 millions d'habitants plus au moins, j'avais l'impression que cette dette serait facilement résorbée, à raison de 30€ par habitants. Bref, troublant.
Rentrée chez moi, je prends (enfin) la peine d'aller chercher l'information à sa source :

http://www.debtagency.be/fr_index.asp

Celle s'élève donc, pour être exacte, à 282 667 667 195 € (chiffre daté du 31 août 2007). L'avantage, c'est que j'aurais tappé trop haut en parlant de 300 milliards. Le hic, c'est que le Nieuwsblad m'a quand même poussée à maigrir la dette de quelques 282 367 667 195 €, comme pour décridibiliser le reste de mon analyse ! Honteux. J'espère juste que Van Herstraeten n'est pas trop callé en politique belge...

Comme vous avez pu le voir, dur dur la vie de pamphlétaire ! Heureusement que ce n'était "que" un devoir ;)

 
 
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shadelbereth
07 October 2007 @ 07:03 pm
Alors voilà, il y a deux semaines, quand on a terminé le cours sur J'accuse d'Emile Zola et le Pamphlet des pamphlets de Paul-Louis Courier, Van Herstraeten lance la bombe : "Puisque vous savez maintenant ce qu'est un pamphlet, vous allez m'en écrire un pour le 8 octobre...". Je dois avoir été l'une des seules à trouver l'idée de devoir géniale ^^ J'ai d'ailleurs aidé Victoria, une étudiante d'échange vénézuelienne, à trouver son thème : après avoir longuement hésité entre l'organisation du CCRO (on la comprend ;) ), les plaintes abusives des malades (ses parents sont médecins et et elle trouve que beaucoup de patients en font trop) et Hugo Chavez, elle a finalement opté pour une critique de la population vénézuelienne qui mette tous ses problèmes sur le dos du Président alors qu'elle a aussi sa part de responsabilité dans la situation actuelle (ou quelque chose du style, j'ai hâte de lire ça !).
Emma a écrit sur la cruauté contre les animaux dans le domaine de la mode (qui a vu cette vidéo dans laquelle une sorte de raton-laveur se faisait écorcher vivant ?) et Laura aurait opté, aux dernières nouvelles, pour un pamphlet sur le conformisme des gens "bien comme il faut" et leur attitude dédaigneuse envers ceux qui sortent du lot. Ca promet d'être intéressant...

Pour ma part, j'ai au départ hésité entre mon examen perdu (voir note précédente) et la séparation de la Belgique. Finalement, mon amour pour le plat pays qui est le mien a été plus fort... Et mardi, j'ai mis à profit deux de mes quatre heures de fourches (oui, j'ai eu 5h de midi ce jour-là à cause de l'absence du prof de français et des horaires pourris en général, fallait bien que je les tue) pour pondre le premier brouillon de mon Pamphlet Belgicain, Contre ceux qui vendent la Belgique avant de l'avoir démembrée. Je remercie au passage Fred pour m'avoir fait partager ses connaissances en linguistique et géopolitique tchécoslovaque, et Nico pour m'avoir aidée à noter mes sources pour les documents audio-visuels (puis tiens, tant que j'y suis je maudis le site du Soir qui est extrêmement mal foutu pour quelqu'un qui veut retrouver ses sources :P )

Pamphlet Belgicain

 

 

            Qui n’a jamais vu un vieux couple se disputer en préparant le dîner ? L’un trouve qu’il faut plus de sel, l’autre ne jure que par le poivre, la frontière entre trop cuit et pas assez donne lieu bientôt à un long et fastidieux débat jusqu’à ce que l’un d’eux, excédé, daigne enfin mettre de l’eau dans son vin : « Je sers déjà ? – A rien ! ». Et de s’éloigner sous les ricanements des enfants, amusés par la répartie cinglante. Si la menace d’un divorce devait être brandie à chaque scène de cuisine, le monde entier serait peuplé de couples à la Angelina Jolie et Bratt Pitt. Mais, justement, le monde entier n’a pas les moyens de se payer le luxe des remariages à l’hollywoodienne !

            Cela est d’autant plus vrai quand le ménage en question s’appelle Etat Belge : qu’elle soit salée ou peperduur, la facture est ce qu’elle est, c'est-à-dire monstrueuse à estimer et défavorable pour les deux parties[1]. Sans même tenir compte de la dette de trois cent millions d’Euro qui resterait encore à partager, il faut se mettre dans l’idée que, paradoxalement, seule Bruxelles la « mal-aimée » sortirait grande gagnante de cet éclatement : si la ville devient indépendante, l’imposition sera très certainement faite sur le lieu de travail[2]. Véritable poule aux œufs d’or, quand on connaît le nombre de Wallons et Flamands de la périphérie qui envahissent le Ring aux heures de pointe. Et si la Flandre, si confiante en sa place dominante, pourrait peut-être jouir dans un premier temps de l’arrivée de nouveaux investisseurs, séduits par les baisses d’impôts tant attendues, encore faudrait-il savoir où les mettre quand le nord du pays atteint ses limites point de vue espace disponible[3]. Je n’oublie pas la Communauté Germanophone, bien qu’il soit très probable que « l’adoptée » ne subisse que peu les conséquences du démembrement étant donné sa grande autonomie au sein de l’Etat Fédéral. Quant au désastre wallon, je crois qu’on en a suffisamment parlé que pour devoir le répéter.

            Soyons sérieux : il n’est dans l’intérêt de personne de divorcer, même pour un met à la fois aussi délicat et amère qu’une Orange Bleue. Soit, à la première mouture, Yves Leterm(inator) a chanté faux et s’est magistralement pris le pied dans une carpette nommée « Réforme de l’Etat ». Soit, trois mois et demi sans gouvernement ce n’est pas rien. Mais quand on sait que nos hommes politiques en ont mis cinq pour accoucher de Martens VIII en 1988[4] et que nous parlons encore de Belgique ici et maintenant, on peut raisonnablement estimer que rien n’est joué.

            Si seulement certains ne vendaient pas la Belgique avant de l’avoir démembrée ! Je ne fais pas seulement référence à Bye Bye Belgium[5], le canular choc de Philipe Dutilleul, ou à la vente de notre pays sur e-Bay par l’ancien journaliste Gerrit Six[6] (deux actions qui ne font finalement qu’appeler à une prise de conscience du problème), ni même aux éternels séparatistes du Vlaams Belang, N-VA et autres RWF, qui n’ont jamais cessé, pour leur part, de recycler les même discours depuis des années déjà. Je parle plutôt de cette presse qui, n’ayant apparemment rien de plus intéressant à se mettre sous la dent, transforme cette banale scène de ménage en véritable boucherie. Je m’étais étonnée, dans un premier temps, de la profonde inquiétude des Français à notre sujet. C’était avant que j’apprenne la nature de leurs sources : on nous présente l’interview de Jean-Marie Dedecker, un peu plus loin celle de Marie-Rose Morel[7], ancienne Miss Flandre devenue députée Vlaams Belang, et, entre ces deux indépendantistes notoires, des articles de fonds qui fourmillent d’inexactitudes, d’erreurs qui, à défaut de faire passer les journalistes français pour des imbéciles, montre tout au moins que nous avons l’un des puzzles géopolitiques les plus complexes d’Europe[8].

            Mais s’il est facile de rire des pailles dans les yeux de nos voisins, les médias belges ne se rendent pas moins coupables d’un complexe d’infériorité au nom de la modestie et de l’autocritique. Certes, ce n’est pas mauvais en soi en regard des dégâts que peut causer un nationalisme exacerbé, mais de là à tomber dans l’excès inverse, oscillant systématiquement entre un optimisme peu convaincu (et convainquant) et une sorte de fatalisme désespérant ! Mais qui laisse entrer régulièrement dans ses colonnes le réunioniste Paul-Henry Gendebien[9] quand son Rapprochement Wallonie-France ne dépasse pas les 1,5% aux élections ? Qui ne cesse de crier au « Grand Complot Flamand »[10] ? Qui s’amuse à compter les drapeaux[11] en sortant les violons ? Qui accourt pour filmer des voitures de négociateurs entrant et sortant du Château de Laeken, allant jusqu’à regretter de ne pouvoir montrer d’images si un de ces entretiens se déroule par téléphone[12] ? Qui, enfin, fait des comparaisons fallacieuses avec une Tchécoslovaquie aux ressemblances bien illusoires[13] ?

            Je m’adresse aux séparatistes, aux réunionistes, à ces français qui se sentent une âme bonapartiste et aimeraient voir leur empire augmenté de la Wallonie et autres fatalistes de tout poil. Car, que cela plaise ou non, la devise de la Belgique est plus vraie que jamais. Pour ceux qui l’ont oubliée, la voici dans les trois langues nationales : L’union fait la force, Eendracht maakt macht, Einikeit macht stark. Et en l’honneur de ceux qui préfèrent regarder vers l’Est, la version tchécoslovaque : Jednota posiluje, Jednota dava silu.



[1]  ENGELS P. et all., « Les vrais coûts du séparatisme », in Le Vif/L’Express, n°2930, 31 août 2007, pp. 14-19.

[2]  Idem.

[3]  Idem.

[4]  HAVAUX P., « Le dur labeur d’un formateur », in Le Vif/L’Express, n°2928, 17 août 2007, pp. 14-17.

[5]  « Bye bye Belgium », Tout ça (ne nous rendra pas le Congo), Philipe Dutilleul, RTBF 1, 20h21, 1:34:07, 16 décembre 2006.

[6]  S.n., « eBay verhindert veiling van België », sur http://www.nieuwsblad.be/Article/Detail.aspx?ArticleID=DMF17092007_073, màj. : s.d., consult. : 04/10/2007.

[7]  ROUGEAU O., « La Belgique enterrée à l’étranger », in Le Vif/L’Express, n°2932, 14 septembre 2007, pp. 14-17.

[8]  S.n., « Dur dur de comprendre la Belgique », in Le Vif/L’Express, n°2932, 14 septembre 2007, p. 17.

[9]  GENDEBIEN P.-H., « Flamands et Wallons doivent entamer un processus de divorce à l’amiable », in Le Soir, n°195, 23 août 2007, p. 14.

[10]  DEFFET E. et all., « Voici la Belgique des partis flamands », in Le Soir, n°181, 16 août 2007, pp. 1-3.

[11]  MOUTON O. et all., « Les manifestations d’attachement à la Belgique se multiplient », in Le Soir, n°226, 28 septembre 2007, pp. 2-3.

[12]  « Direct devant les grilles de Laeken », Journal Télévisé, S.n., RTBF 1, 13h, 24 août 2007.

[13]  DE MUELENAERE M., « Comme la Tchécoslovaquie ? », in Le Soir, n°210, 10 septembre 2007, pp. 2-4.

 
 
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shadelbereth
05 October 2007 @ 09:42 pm
Voilà, ça fait un petit temps, hein ? Bah oui, flemme d'écrire que voulez-vous ^^ Du coup, je fais tir groupé :

I.
Les horaires sont normaux, bien que le local change régulièrement de place.

II. 
ls ont retrouvé mon examen de math ! Je vous explique : en juin, j'ai totalement foiré cette matière (je dois l'avouer : c'était parce que je maîtrisais rien suite à une procranisation chronique depuis décembre...). Bref, une vingtaine de pourcent à l'examen, et donc examen de passage (ou plutôt "faveur", système unique à mon établissement... En gros je passe d'office mais si j'ai moins de 60% à l'examen je suis en danger pour l'année suivante). Je prend donc un prof particulier et je bosse le mois d'août. Le 26, je le passe, ayant enfin l'impression de maîtriser la matière. Ne pouvant rien faire d'autre, j'attends.
J'attends, encore et encore. On reçoit par la poste les résultats du travail en Religion de mon frangin (lamentablement raté, hihi), puis ceux de mon travail de Ndls (75% :D ). Mais rien pour les math... Commençant tout doucement à m'inquièter, nous téléphonons au Secrétariat qui nous sort un "C'est en route, nous on a rien !". Bon, génial. Et comme ça ne vient toujours pas, je vais voir sur place pendant le temps de midi : la bonne femme me sort une copie des résultats en Ndls. Ca m'aide beaucoup... Elle promet d'aller se renseigner.
Pendant une semaine, je suis descendue dès que je le pouvais au Secrétariat pour me renseigner, histoire qu'on ne m'oublie pas. Il faut savoir que, en temps normal, c'est le prof qui a donné le travail qui se charge de la correction. Or Madame Renard n'est plus dans l'établissement, ce qui fait qu'il y a pas moins de cinq correcteurs potentiels pour mon exam... Le temps que la bonne femme du Secrétariat puisse tous les choper pour poser la question, je stresse, j'angoisse, j'envisage même de faire une lettre ouverte dans le Paon Flemmard (journal de l'école) s'ils me demandaient de le repasser. D'ailleurs ils refusaient systématiquement d'admettre qu'ils l'avaient peut-être bien perdu et de me dire ce qui se passerait dans ce cas.
Puis, le 18, pendant que je harcèle pour la vingtième fois ma prof de math, elle m'annonce : on a retrouvé l'examen dans le casier de Madame Renard (oui, elle en a encore un apparemment ^^). 52%... Après avoir autant stressé, ça fait mal, très mal. Y a rien de plus frustrant d'avoir la moitié et de voir que ça n'a servi à rien, j'en ai d'ailleurs fait une mini-déprime en rentrant chez moi.
A noter qu'il a encore fallu deux semaines pour que je puisse voir l'examen avec la prof de math... Elle l'oubliait à tous les coups dans son casier !

III.
Cette semaine, mes parents étaient (et sont toujours d'ailleurs)... En Turquie. Eh oui, moi et mon frère on était tout seuls avec les bêtes... Les grand-parents s'occupaient de nous fournir en victuailles pour le soir mais on se débrouillait comme des grands (kof kof) pour le reste. Florilège de la saga des bus le matin :
Lundi
1er jour, on est encore en forme. Tout se passe comme sur des roulettes. Pas de places assises dans le bus, on a (naïvement) l'impression d'être trop serrés. On arrive à 8h03 à Ottignies-gare. A l'aise blaise, quoi.
Mardi
Déjà un peu plus dur, mais ça passe. RàS, sinon que le bus était un peu plus rempli que la veille. Arrivée : 8h10.
Mercredi
Le bordel intégral ! On part à 7h30 de la maison, quand je me rends compte que j'ai oublié... l'argent pour le bus (et ça c'est vachement emmerdant). Mon frère n'a pas la clé de devant, je cours derrière, après m'être battue avec la porte-fenêtre je suis (enfin) à l'intérieur. Quand je sors par devant le chien, totalement perturbé, se faufile avec moi dehors. Et comme mon frère a claqué la porte de devant... Retour à l'arrière pour renfermer le chien.
Résultat : 7h45. Le bus est à 7h52 et à une sacrée trotte tout de même. En se dépêchant, on arrive à 7h53 à l'arrêt. Le bus arrivera cinq minutes plus tard... Bondé. Quand je dis bondé, j'exagère pas : j'étais en équilibre instable entre deux marches. A Céroux, le chauffeur a refusé de redémarrer tant qu'on ne se poussait pas à l'arrière pour que tout le monde puisse grimper. Un arrêt plus loin, il a carrément refusé des gens parce que c'était plus possible.
Arrivée : 8h20. Ce type a poussé au conformisme jusqu'à refuser d'ouvrir la porte de devant, nous obligeant à faire des coudes pour sortir à l'arrière. Puis y a eu un train de marchandises kilométrique qui bloquait le passage à niveau... Galère quoi.
Nous sommes cinq à être arrivés avec 7 minutes de retard. Pour l'anecdote, j'ai parlé de bus et l'éducateur a marqué "SNCB" sur mon mot. Va comprendre...
Jeudi
Un peu moins bondé que la veille, mais à nouveau en retard. Pas grave, le prof de français l'était encore plus. Pour l'anecdote, n'ayant plus de quoi rendre la monnaie le chauffeur a fait signe à un bus (vide) allant dans le sens invers de s'arrêter, et ils se sont échangés de la monnaie par la fenêtre ^^
Vendredi
Là c'est le pompon : on était pas très à l'avance (oui oui, j'avoue) puis à la moitié du chemin, on voit passer le bus. Il était 7h48, donc 3-4 minutes à l'avance facilement. Mon frère voulait faire du stop mais j'ai estimé plus sage de faire SOS grand-père au saut du lit. Je suis arrivée à l'heure, mais c'était juste...

IV.
Devoir sympa en français : on doit écrire un pamphlet (thème libre). Mais ce sera le sujet d'une autre note...
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shadelbereth
Pour commencer cette note, un conseil à tous : ne jamais parler généalogie avec un flamand féru de politique si vous avez de la famille en Flandre, vous pourriez avoir une drôle de surprise ! C'est ce que j'ai fait, pourtant, parlant en toute sympathie avec Jonas, il m'a dit qu'il avait les Karel dans ses ancêtres, je lui ai répondu que je descendais des Barons de Stassart côté maternel, et des Van Autgaerden côté paternel. Il me passera alors deux liens vers le wikipédia néerlandophone :

http://nl.wikipedia.org/wiki/Goswin_de_Stassart

et

http://nl.wikipedia.org/wiki/Herman_Van_Autgaerden

Le premier m'a fait sourire : j'avais trouvé un texte de ce bonhomme-là une fois, dans les documents à analyser pour l'examen d'histoire (il était en train de se plaindre de ne pouvoir rédiger aucun document officiel en français sous la domination hollandaise, peu avant la révolution belge qui conduira à l'indépendance). Le second, par contre, m'a fait un choc... N-VA ! Non didjou, il aurait pas pu être CD&V ou VLD comme tout le monde ? Pour info, la N-VA est un parti séparatiste né des cendres de la Volksunie, actuellement en cartel avec le CD&V (premier parti flamand). Bon, ç'aurait pu être pire : les membres de la N-VA ne sont pas racistes, contraire au Vlaams Belang. Mais tout de même, étant belgicaine convaincue ça fait mal.

J'ai demandé à ma grand-mère : ce n'est rien de moins que son cousin, un gars très sympathique dit-elle, mais qui a toujours été flamingant. Il est très populaire à Bierbeek, et son engagement politique a d'ailleurs apporté une bonne prospérité à la famille Van Autgaerden. Si je veux avoir affaire à lui, elle peut m'arranger ça, il suffira de lui dire que je suis la petite-fille de Josée (ou plutôt "ik ben de kleindochter van Josée", parce qu'il faudrait que je lui parle néerlandais... c'est pas ça : ma grand-mère lui parle quand même français mais il s'obstine à lui répondre en Ndls).

Bien que ce soit très tentant, et que je ne doute pas un seul instant qu'il doit être charmant sur un tas de sujets, je crois que je vais éviter : sachant qui c'est, je ne pourrais pas m'empêcher de dériver sur la politique, or il risquerait d'y avoir un bain de sang... [info]maxine_at_cuths me suggère d'infiltrer la N-VA mais ils se méfieront naturellement d'une francophone :P ou alors je l'entartre avec une pâtisserie noir-jaune-rouge, au choix.

Après la saga familiale, retour aux réalités plus terre-à-terre (kof kof), à savoir : l'école. Réponse à l'exercice précédant : je n'ai pas eu sciences, par contre j'ai bien eu latin avec Smajda, anglais avec Gotal et français avec Van Herstraeten. Jusque là, tout va bien. Mais il faut savoir que, vendredi, quand j'ai quitté l'établissement à 12h10, aucun horaire n'était affiché pour lundi...

C'est donc légèrement à l'avance que je me rends à l'école ce lundi, afin de pouvoir découvrir l'horaire à mon aise. J'ai bien vite été détrompée : tout le monde est arrivé à l'avance et se bousculait devant les Saints Horaires. Première constatation : seuls les Math 2h ont cours en première heure. Les Math 4h (dont je fais partie) sont invités à dodoter à la Cafette. Le reste est beaucoup plus compliqué à comprendre, la classe se séparant en 2 à 4 groupes distincts. Après plusieurs aller-retours entre liste des groupes et horaires, la vérité me tombe dessus : je n'ai pas cours avant 13h ! (et encore, c'est juste deux heures de latin...)

Mais le meilleur vient mardi : leurs horaires sont tellement bien foutu que je ne fais partie d'aucun groupe ! Etonnée, je vais voir M. Sir Jacobs pour demander confirmation. Vous auriez vu sa tête ! Ahah. Du coup j'ai appelé ma mère pour qu'elle vienne me chercher (vais pas poiroter toute la matinée là-bas, faut pas rêver ;) ). Pour fêter ça, moi et [info]maxine_at_cuths avons été en train jusqu'à Bruxelles. C'était sympa :)

Mercredi, début du travail. Deux heures de géo, une heure d'histoire. On aurait du aussi avoir sciences parait-il mais l'horaire était tellement bien concocté qu'on a tous cru que ce cours était pour les Sc 6h... Jeudi est plus lourd : 2h Latin, 2h Ndls, 2h Français puis retour à la maison. Today, il était prévu qu'on ait 2h English, 2h Ndls, 1h Religion et 2h Math. Tout a bien été, jusqu'à Math : la prof a eu le malheur d'arriver en retard. S'accrochant à un espoir de liberté, des élèves (siiiii studieux comme à leur habitude :D ) ont demandé à un éducateur... qui nous a dit "Bon weekend". Ni une ni deux, tout le monde s'enfuit, et alors que quelqu'un a aperçu la voiture de la prof qui arrivait, on s'est tous "courageusement" cachés dans le bois. J'ai recroisé la bonne femme plus loin dans la rue, mais comme les 3/4 de la classe étaient déjà loin, elle a laissé tomber. Elle a quand même précisé que nous aurons Math en première heure lundi.

Car - ai-je oublié de le préciser ? - nous ignorons totalement notre horaire pour lundi... Génial, tout comme les résultats de mon examen de passage en Math qui ne sont toujours pas arrivés. Je commence à me demander s'ils ont pas perdu ma copie.
 
 
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shadelbereth
05 September 2007 @ 02:56 pm

Hier, retour au lieu honni pour la dernière année (enfin j'espère ^^). Et au pays du surréalisme, c'est pas triste croyez-moi. Petit résumé pour le plaisir :

Mon dirlot est une bablute, ça on le savait déjà, sauf que cette fois-ci il a pulvérisé tous les records : 1h30 d'un discours qui partait dans tous les sens ! En vrac, on a eu droit à ses sentiments sur : Angelica la petite equatorienne, le projet d'école au Burkina Faso, l'écologie (là il m'épate : j'aurais jamais cru qu'il ferait enlever les distribituteurs, les écoles se font plein d'argent avec ça...), le bal des rethos, les travaux dans le voisinage et plein d'autres choses encore. On a été soulagé quand il a passé le micro à notre éducateur pour l'appel des classes...

Alors là, surprise : les classes ont été entièrement remodelées : de 6 en 5ème on passe 4 classes cette année. Les redoublements (bien que nombreux) ne sont pas les seuls en cause, on est presque 30 par classe. En plus les options sont même pas regroupées... Comment ils ont foutu leur compte ? Aucune idée, mais je vous raconte pas le souk ensuite : s'il fallait caricaturer, il suffirait de dessiner une petite centaine d'élèves hurlant à tue-tête "B CHERCHE A INSATISFAIT POUR ECHANGE". On a eu la chance, Laura et moi, de tomber assez vite sur une insatisfaite pour rappatrier Emma en C (la pauvre était en D, en plein milieu d'inconnus).

Et c'est pas fini, car nous découvrons aussi nos magnifiques horaires ! Aujourd'hui ça a été, 2h de géo puis 1h de religion. Mais demain ! Alors, au départ j'ai le choix : latin ou chimie. Bon, je vais toujours aller en latin, si on me remballe je suivrai les explosions. Ensuite histoire (je garde de Menten ! nyark nyark), et enfin miam miam bouffe bouffe. Vient l'après-midi qui promet d'être très drôle : les français 4h se séparent entre Van Herstraeten et Wattiaux tandis que les français 6h glandent(?). Tant pis, on ira s'incruster dans la classe de Wattiaux, c'est un chouette prof... Enfin, pour couronner le tout : bio pour les Sc 6h (les Sc 3h pourront rentrer chez eux au moins ?). Vendredi n'est guère mieux : en première heure on a le choix entre trois profs d'anglais (faites votre marché, je vous prie ! y'en a pour tout le monde !), ensuite Ndls. L'après-midi, rebelotte : de nouveau un cours pour les Sc 6h.

Quelque part, notre sous-directeur (qui s'occupe des horaires) doit être un artiste : la preuve, personne comprend rien à son "oeuvre" ! Vous croyez que je devrais garder cet horaire provisoire/merdique, au cas où ça prendrait de la valeur à sa mort ?

Une chose est sûre : en attendant de rentrer sur le marché du travail, la direction prend ses dispositions pour nous préparer correctement à l'art de la négoce et des horaires mouvants ! Gare à l'embourbement.

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shadelbereth
03 September 2007 @ 12:00 am
Alors voilà, j'ai cédé... Après [info]maxine_at_cuths au pays des mangeurs de pudding, Shad au pays de chez elle ! Waouh, quel titre de film magnifique :P

Sans blague, je vais certainement vite l'abandonner, ce blog, mais on verra bien. Au moins c'est un joli petit espace pour raconter des conneries, et c'est déjà pas mal... Alors je suis une belge de 17 ans qui rentre en 6ème (aux français incultes du système belge : non je n'ai pas doublé 5 fois, la 6ème étant chez nous l'équivalent de l'année du BAC !).

Pourquoi Ecaille de Tortue ? En hommage à ma paresse et à Ley, ma petite fille à quatre pattes :) elle a le pelage "écaille de tortue", so...
 
 
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